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Lucie le Balc’h : une jeunesse au sommet de l’exigence

13 ans à peine ! La jeune Lucie Le Balc’h vient de décrocher son baccalauréat avec mention Très Bien.  Originaire de Bretagne par son père et de Corée du Sud par sa mère, Lucie est ce l’on appelle une surdouée : 149 de QI, polyglotte, pianiste talentueuse, elle épate, étonne, surprend en permanence ses interlocuteurs. Ses proches, en Corse, suivent, avec délicatesse, sa formidable histoire. 

« Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », nul ne pourra contredire ce vers célèbre de Corneille dans Le Cid en rencontrant Lucie. Pétillante, la jeune fille a fêté ses treize ans durant son année scolaire effectuée en classe de… Terminale à l’école Michelet, un établissement dédié pour l’accueil d’élèves « HPI » à haut potentiel intellectuel. Lucie n’a eu de cesse de « sauter les classes » comme l’on dit dans le milieu scolaire. Une légère oscillation pour elle, pour la grande majorité d’entre nous, quelque chose d’insensé qui relève du prodige. Après la maternelle effectuée à l’école Saussaye, à Neuilly-sur-Seine, direction la Russie et Moscou où elle effectue ses classes élémentaires dans un établissement anglais. Outre le Français, le Coréen, Lucie maîtrise la langue de Shakespeare, celle de Dostoievski et celle de Cervantès. Dans toutes les matières, ses résultats sont incroyables. Elle le résume en toute simplicité : « Ce n’est pas du travail, mais la passion. Cela peut paraitre exigeant, mais lorsque l’on effectue quelque chose que l’on aime, c’est très épanouissant. » Lucie aime les études, elle aime ce que représente l’apprentissage. Sa soif de connaissances est insatiable. A dix ans, elle revient en France avec ses parents. Pour intégrer le lycée privé Michelet, elle doit passer un test de quotient intellectuel : 149 ! Dans sa classe, elle est toujours la benjamine. Ses camarades ont trois, quatre ans de plus. Tout se passe bien, l’entente est conviviale car Lucie est avant tout l’incarnation de la gentillesse. Le regard de ses camarades est bienveillant.  Un talent, un prodige mais surtout une personnalité qui a touché le cœur de tous les membres de l’Association des Corses de Paris, « I Scemi Astuti », présidée par Jean-Félix Durastanti. Maths, physique-chimie, SVT, EMC (engagement moral et civique), histoire-géographie, Lucie possède déjà un bagage extraordinaire dans toutes ces matières. Son futur ? Devenir ingénieure ou neurologue, « se préparer » à la classe prépa dès la rentrée, toujours au sein de l’école Michelet. Une tête bien pleine mais surtout bien faite. Lucie sait ce qu’elle veut. Elle travaille en s’amusant, s’amuse en travaillant. Mais alors, comment passe-t-elle ses vacances ? « Je serai chez moi en Bretagne cet été. J’en profiterai pour m’exercer davantage au piano. » Oui, Lucie est pianiste depuis ses cinq ans. Elle raffole de cet instrument. S’inspirer de Mozart et de Beethoven qui débutèrent au même âge : « J’ai commencé le piano grâce à mes deux sœurs aînées. Elles en jouaient et cela m’a donné envie d’en faire. C’est immédiatement devenue une passion. J’adore la musique classique. Les morceaux que j’interprète me permettent de libérer mes émotions, de me libérer de mes études. » 

Le monde de Lucie est donc un univers fantastique à part entière. Dans les réceptions, les galas, les concerts qu’elle peut donner, elle est l’enfant au milieu d’adultes fascinés par ses capacités intellectuelles, musicales, par son sens du propos et de la répartie. Les médias se passionnent pour l’histoire de Lucie. On ne compte désormais plus les reportages, les articles qui parlent de ses performances musicales ou de ses résultats scolaires. Quant à la musique, elle est omniprésente. Elle lui tient de muse, d’inspiration, de force, d’énergie. Elle enchaine les concours nationaux et internationaux qu’elle remporte à plus de dix reprises, est révélée dès l’âge de 9 ans dans l’émission « Prodiges » sur France 2 où elle interprète « Fantaisie-impromptu » de Chopin. Bouleversante sous les yeux émus de ses parents. La musique ne faisant plus qu’un avec son interprète.  Lucie joue, partout. En gare de Nice, dans les salles de spectacle mais aussi et surtout participe à des soirées pour récolter des fonds pour la recherche médicale. Elle n’hésite pas non plus à donner un peu de joie aux enfants gravement malades dans les hôpitaux : « La première fois, c’était à Nice. J’avais eu un accident et durant mon hospitalisation, je ne pouvais pas jouer du piano et je me suis dit qu’il serait intéressant de pouvoir donner des petits concerts dans les hôpitaux. Après en avoir parlé avec des responsables de l’hôpital, il fut convenu d’inaugurer une nouvelle unité dans cet établissement. Et puis, l’opération s’est renouvelée à diverses reprises dans d’autres hôpitaux. » Une démarche singulière, le sentiment de partager, de donner un peu de bonheur aux personnes qui souffrent. Au mois d’octobre, Lucie sera d’ailleurs présente à Ajaccio pour un récital à l’hôpital de Castelluccio. La Corse est très présente dans sa vie ou plutôt les Corses qui admirent les profils atypiques, les personnages attachants, les nouveaux talents. La qualité, l’excellence, l’émotion, le beau… Merci Lucie !

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