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Cristina révèle son jeu !

Elle est à la fois antique et moderne. Elle suit son instinct, se livre dans ses publications Instagram où sa communauté de « followers » ne cesse de s’étoffer. Cristina est belle, une perle rare, une âme profondément bienveillante dont le parcours avoisine les limites de l’imaginaire, de l’abstrait, du rêve. Sa vie est une petite histoire qui pourrait faire penser à celle de Molly Bloom, cette cheffe d’entreprise qui organisa des parties de poker privées et fut incarnée au cinéma par Jessica Chastain dans Le Grand Jeu.

A première vue, rien ne prédestinait à interroger la belle Cristina. Sauf que derrière la beauté incandescente d’une photo Instagram, un petit quelque chose en plus, un micro-détail qui vient se loger dans l’esprit. Et pourquoi pas ? Cristina2a et une photo qui chante, qui conte, qui entraine vers l’inconnu. Il devenait impérieux, nécessaire, obligatoire d’en savoir plus. Qui se cache derrière ce visage ? Pas de psychanalyse mais simplement l’envie d’en savoir plus sur la vie de cette belle et élégante personne qui veut agir pour la cause des femmes, la défense de leurs droits, de leur liberté. Elle s’étonne, s’interroge sur le fait qu’on lui consacre un article. Elle veut en savoir plus et finalement elle renverse la situation, les rôles. Le journaliste devient l’interviewé. L’aménité incarnée, avec elle, le temps se redéploye et l’imprévu d’une conversation qui s’allonge. Cristina se laisse convaincre. Docile ? Pas vraiment, on ressent dans sa voix, un caractère fort mêlé à la douceur d’un tempérament vif. L’harmonie parfaite. Alors, elle nous parle de son enfance, des bonheurs passés en famille : « Je suis né dans les Vosges et mes parents étaient Portugais. Je suis la seule de la fratrie née en France. Mes grands frères aimaient jouer au casino et je les accompagnais lors de mes années fac. Et un jour, un directeur de casino est venue directement me voir pour me proposer du travail. Je faisais des études pour devenir avocate et même Présidente de la République (rires) mais j’étais fascinée depuis toute petite par les jeux. J’ai toujours été joueuse. Ma sœur possédait un bar et à huit ans, je savais déjà jouer aux cartes, les distribuer, je jouais aussi à la pétanque avec les adultes. Cette passion pour les jeux ne vient pas du néant. » Ambiance années 80, celle d’un pays qui vit dans les bistrots, whisky ou pastis pour les adultes et sirop de grenadine pour la petite ! Une éducation, une culture, une ligne de conduite, de la convivialité, voilà l’univers dans lequel grandit la charmante Cristina : « Le bar,  c’était le rendez-vous de toutes les générations. Je regardais mon père jouer aux cartes jusqu’au moment où il a estimé que la petite que j’étais pouvait jouer tout en me disant que ce n’était pas bien.(rires) »  Pour améliorer les conditions d’une vie estudiantine plutôt âpre : « Je vivais dans un 9m2 et je mangeais tous les jours des boites de conserve », Cristina accepte la proposition du directeur du casino de sa ville : « J’ai adoré immédiatement. Je n’ai jamais eu l’impression de travailler une seule fois dans ma vie, en réalité. Ce fut inné, un jour, les croupiers étaient malades, on m’a demandé d’aller à la roulette française qui était pourtant interdite aux femmes. La roulette française c’était quelque chose de prestigieux, de magique. Travailler avec un râteau, lancer des jetons, couper, payer à la volée. Quand j’en parle, j’en ai encore les yeux qui brillent. Il fallait connaitre toutes les annonces des clients, les retenir. »

Elle arrête ses études et entame sa marche au casino de la station thermale de Luxeuil-les-Bains avant de rejoindre la Corse par amour pour son compagnon et d’intégrer le casino d’Ajaccio : « J’ai été très bien accueillie, j’ai été chef de table puis on a voulu me nommer chef de parties au poker mais j’ai préféré renoncer et partir pour une nouvelle expérience à L’Ile Maurice pour être directrice de jeux en live et pour organiser un tournoi de Texas Hold’Em. »

Au casinoi, Cristina a constaté les passions, l’intensité des parties avec le bluff, le regard, le silence, le mouvement des mains aussi les réalités plus sombres avec des personnes perdant en l’espace de quelques secondes leurs gains et parfois toute leur fortune. Difficile de rester impassible dans ces moments mais le jeu est plus fort. Tout comme finalement, l’appel de la Corse, encore et toujours. Mais le retour tend à s’esquisser sous une autre forme. La parenthèse sur l’univers des jeux se referme. Cristina se lance naturellement, instinctivement sur les réseaux sociaux. Elle est un modèle, une figure qui trace des lignes, des contours, des remparts, des refuges. Elle voudrait définir son espace virtuel comme un sanctuaire pour les femmes : « L’âge est simplement un numéro. Je voudrais faire ressortir une solidarité féminine et j’y arrive petit à petit sur les réseaux sociaux. Je l’ai cherché pendant longtemps mais j’y parviens. » Le fait d’avoir évolué dans des milieux composés d’hommes essentiellement lui donne la psychologie nécessaire pour comprendre les contrastes, les paradoxes humains, les rapports de force : « Le Grand Jeu évoque l’histoire de Molly Bloom. J’adore ce film car je me compare un peu à elle pour avoir vécu des moments plutôt particuliers. Ensuite, je dois reconnaitre que dans ce milieu, les hommes ont toujours été très corrects, très respectueux avec moi. J’ai toujours été la seule femme dans ce milieu depuis ma plus tendre enfance. La première fois que je me suis assise à une table de poker, en Corse, les gens ont écarquillé les yeux et c’était la même chose pour la pétanque. »

Les jeux sont une école de vérité où Cristina, avec sa passion, a pu apprendre à lire sur les visages : « A Luxeuil, on m’appelait « La tronche » en raison de ma façon de parler, à Ajaccio, c’était « La tête » pour le calcul mental, pour l’analyse. Après j’ai joué un peu sur Internet mais c’était beaucoup moins plaisant. Je privilégie l’ancienne époque, à choisir même entre le Hold’Em et le poker fermé, j’opte sans hésitation pour ce dernier. »

Le jeu est sa force, sa position stratégique et aujourd’hui, à travers son profil sur Instagram, c’est toujours le jeu qui domine. Elle dégage une grande énergie positive, persuasive même. Elle est un déclencheur qui narre une nouvelle histoire, une sorte de statue d’Athéna qui protège les femmes des terribles lois humaines non écrites mais appliquées par un grand nombre d’hommes. Et Cristina de mener toujours le jeu à sa façon !

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