dimanche, février 8, 2026
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Le grand-rendez vous de la Chasse à Corte, du 17 au 19 avril

La 4ᵉ édition du Salon de la Chasse – Caccia d’Oru se tiendra du 17 au 19 avril prochains. Après L’Ile-Rousse, c’est désormais en plein cœur de la Corse, à Corte que se tiendra cet événement majeur pour tous les passionnés de la chasse. Culturelle, identitaire, économique, la chasse en Corse est un mode de vie et un pilier porteur de la société comme le souligne le président de l’association Gilbert Barrachina.  

Cette édition comportera de grands changements dont celui de sa nouvelle localisation à Corte ?

Oui, c’est un grand saut pour l’association Caccia d’Oru. L’idée de déplacer le salon à Corte nous a semblé évident pour des raisons géographiques. Nous avions réalisé un sondage auprès des visiteurs du salon. Pour les nordistes, cela ne posait pas de souci mais pour ceux du sud, le fait de venir en Balagne, à L’Ile-Rousse était plus contraignant. Corte étant centrale, cela sera plus pratique. Sur les 17 à 18 000 chasseurs recensés en Corse, nous en avions accueilli près de 6 000 lors de nos trois précédentes éditions à L’Ile-Rousse. Ce potentiel sera plus important, je pense, à Corte. Le parrain de l’édition sera Lambert Santelli, ce jeune traileur qui adore la nature. J’en profite pour le remercier ainsi que la municipalité de Corte, l’Office de Tourisme de Corte et l’ancienne CCI de Corse qui s’appelle, à présent, l’EPCI de Corse pour leur soutien.       

Combien d’exposants seront présents ? Quelles seront les activités prévues durant le salon ? 

Nous avons toujours en moyenne une cinquantaine d’exposants. On compte également de nombreuses associations comme la louveterie, la police de la chasse, les fédérations de chasse. Cette année, nous avons la chance d’être à l’espace Chabrières où il y a un club de tir, cela nous permettra ainsi de proposer des initiations au tir sportif. Pour la deuxième année consécutive, l’école d’armurerie de Liège sera présente pour des démonstrations de sculpture et de mécanique sur armes. Il y aura également des démonstrations de chiens d’arrêt et de chiens de sang, des initiations au tir à l’arc, la présence de couteliers, etc. On veut être les plus complets possibles. On dit en plaisantant que nous partons de la croquette alimentaire pour les chiens jusqu’au 4×4, soit du premier prix jusqu’au prix le plus prestigieux attribués lors de l’édition. 

Au-delà de l’aspect culturel, la chasse insulaire représente un pan économique non-négligeable ? 

Tout à fait, je crois que l’économie de la chasse n’a jamais été chiffrée mais elle doit atteindre des sommes faramineuses en Corse si l’on tient compte des dépenses inhérentes à l’acquisition et à l’entretien des armes mais aussi de nourrir les chiens, les licences, etc. C’est justement l’un des objectifs du salon de montrer toutes les palettes de la chasse, sa diversité, de montrer que nous avons un savoir-faire, que nous avons des armuriers. Ce pari a séduit les marques de chasse les plus réputées, qui étaient pourtant inaccessibles car présentes exclusivement dans les grands salons. Elles nous font l’honneur d’être à nos côtés et elles contribuent ainsi à renforcer notre attractivité. Au fil des éditions, le salon gagne en visibilité. La première année, les marques furent plutôt frileuses et on pouvait les comprendre. A présent, elles nous contactent directement pour être présentes. C’est le signe d’une certaine notoriété. D’ailleurs, la chaine TV Seasons sera présente pour couvrir l’événement pour couvrir en direct le salon. 

C’est un moment de partage entre tous les passionnés en Corse mais c’est aussi l’idée de faire la promotion de la Corse à l’extérieur ? 

La chasse a la particularité de rassembler tous les passionnés. Entre les différentes régions de l’île d’une part mais aussi à l’extérieur, on profite du salon pour se rencontrer, pour échanger et pour parler chacun de ses chasses respectives. D’une région à l’autre, on ne chasse pas forcément de la même façon, pas avec la même race de chiens, pas avec les mêmes fusils et les mêmes munitions. Tous ces échanges se passent au salon. Durant les trois précédentes éditions, nous avions des exposants et des visiteurs qui profitaient du salon pour passer une semaine afin de découvrir l’île. Il faut dire que pour la plupart, voir la plage à L’Ile-Rousse ou pour cette année, les montages à Corte, c’est quelque chose de spectaculaire. Quand un salon se déroule à Paris, on ne peut pas dire que l’environnement soit merveilleux.   

Dans certains milieux, la chasse peut faire l’objet d’un véritable « bashing » alors qu’elle a aussi son utilité en termes de préservation de la nature. Que répondez-vous à ces critiques ? 

A notre petit niveau, nous travaillons avec la Communauté de Communes de L’Ile-Rousse Balagne et demain avec celle du Centre-Corse pour procéder à des opérations de nettoyage des sentiers, de ramassage des douilles. Ensuite, il y a l’aspect de la régulation. Si on s’arrêtait de chasser pendant deux ans, les sangliers attaqueraient les frigos dans les maisons. 

Comment voyez-vous l’évolution du salon à long terme ?

L’idée sera de demeurer un rendez-vous convivial et de continuer à proposer des innovations, de nouvelles activités, de nouvelles marques. Nous travaillons toute l’année pour éviter que ce salon ne devienne monotone. Je voudrais dire surtout aux chasseurs de venir nous rencontrer, de venir partager leurs idées. 

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